La plus petite unité constitutive d’un organisme, c’est la cellule. Une cellule qui vit, en association avec des millions d’autres : elles forment les tissus.
Une cellule est elle-même constituée d’organites, que l’on pourrait comparer, à notre échelle, à nos organes. Le principal est le noyau, contenant la grande majorité de l’information génétique (ADN) de l’organisme auquel la cellule appartient : le « mode d’emploi », indispensable à la fabrication et au fonctionnement de cet organisme. Parmi tant d’autres organites, on distingue la mitochondrie qui est celui de la respiration. De par son passé évolutif, la mitochondrie contient elle aussi un peu d’ADN : c’est l’ADN mitochondrial.
Les loups ont été exterminés dans l’ouest de l’Europe lors des deux derniers siècles, mais quelques populations isolées ont survécu dans la péninsule ibérique et en Italie. Dans ce dernier pays, le loup fut confiné au Sud de la Po River durant les 100 dernières années. De nos jours le canidé reconquiert certains de ses anciens territoires, élargissant ainsi sa zone de présence autrefois restreinte.
La technique d’analyse génétique de l’ADN mitochondrial a été mise au point par une étude initiale sur 22 loups issus du centre Nord de l’Italie. Elle a permit, à l’aide de 20 endonucléases [1] , la découverte de plus de 60 sites de restriction [2] de l’ADN mitochondrial lupin.
L’ADN mitochondrial du loup est mis au contact des 20 endonucléases définies par l’expérience préliminaire précédente. Elles reconnaissent leurs 60 sites de restriction, ce qui correspond à 360 paires de bases [3] : c’est 2% des 16800 paires de bases de l’ADN mitochondrial du canidé. Chez les loups italiens, on obtient un haplotype [4] unique, appelé W16, absent chez les loups nordiques et les autres loups européens. Cet haplotype unique permet donc d’identifier Canis lupus italicus parmi les nombreuses autres sous-espèces de loups existantes.
[1] Endonuclase : enzymes (structure protéique visant à accélérer un grand nombre de réactions de l’organisme. Ici les enzymes ont un rôle de « ciseaux ».) coupant l’acide nucléique (ici ADN mitochondrial) en des endroits particuliers appelé sites de restriction, pouvant être situés partout sur l’acide nucléique sauf à ses extrémités (on parlerait alors d’exonucléases).
[2] Site de restriction : site de coupure d’une endonucléase
[3] Paires de bases : unité constitutive de l’ADN
[4] Haplotype : profil des fragments obtenus après l’action des endonucléases. Défini par l’ensemble des différents allèles (versions différentes d’un gène. Un exemple extrêmement simplifié : on parle du gène de la couleur des yeux, et des allèles codant pour des yeux marrons ou bleus.) de gènes présents sur un même chromosome.
0/10 sur 0 vote
Sélectionnez une note dans le menu déroulant.Aucun commentaire
Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Pages personnelles
Videos Droles
- Clips musique
- Cours création de site web